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Juin 2014

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À haute et intelligible voix !

Majorité silencieuse et minorité agissante.

Les medias, de nos jours, évoquent moins la « majorité silencieuse » qu’il y a quelques décennies. Par ailleurs, si le nom générique de « minorités agissantes » ne leur est plus systématiquement attribué, les « exploits » des groupuscules censés « bousculer les préjugés », faire « avancer les choses » ou promouvoir la cause de « l’égalité pour tous » sont en revanche très souvent agités des jours durant pour leur assurer un retentissement médiatique que leur importance intrinsèque ne laissait pas supposer.

On peut objectivement noter qu’à force de rester silencieuse, la « majorité » qui était censée faire valoir ses idées par son seul silence n’a pas su même les faire respecter dans la durée.


Solitude et silence.

Pourquoi une telle introduction à mon propos, qui peut sembler très éloignée des questions pédagogiques ?
Parce que beaucoup de parents sont confrontés à la difficulté de faire apprendre des notions plus ou moins abstraites à leurs enfants à partir de documents écrits qu’ils étudient seuls, dans le silence de leur chambre ou de la pièce de la maison affectée à l’étude.
Il est évident (et d’expérience, très souvent) pour la plupart d’entre nous que le silence est propice à l’étude, dans le sens où les bruits, les conversations, les « stimulis » extérieurs plus ou moins intempestifs (musique, radio, brouhahas de la rue…) peuvent perturber l’attention, et empêcher (voire interdire) l’acquisition de connaissances, le raisonnement suivi, la concentration intellectuelle sur la lecture d’un support de cours.

Communiquer ou transmettre ?

Il est tout aussi évident que l’apprentissage, notamment dans les débuts, passe par la récitation, la voix, la psalmodie. Les générations précédentes n’abordaient l’école, qu’après un passage obligé sur les genoux des parents, des grands-parents, des jeunes tantes et oncles, qui s’amusaient (uniquement ?) à raconter les histoires de terroir mille fois répétées, chanter les chansons du répertoire de la province, psalmodier les comptines du temps. Qui parlaient, donc, et ce faisant, habituaient « le pitchoun », le futur élève, à fixer son attention sur les sons, puis sur le contenu des sons entendus, enfin sur leur sens d’abord immédiatement perceptible, avant d’en apprécier l’éventuel sens caché. Qui parlaient, et bien souvent aussi, faisaient par jeu répéter les sons et les mélodies aux tout petits, tellement heureux de faire « comme les grands ». (1)
L’étonnant dans cette « transmission », c’est bien que ni les adultes ni les enfants n’avaient l’impression d’apprendre, au sens désormais réduit de l’apprentissage scolaire. Les adultes avaient enregistré ces comptines, ces chansons, ces histoires lorsqu’eux-mêmes étant enfants, leurs aïeux les leur avaient « instillées » de la même manière. Et les transmettaient à leur tour, des années après, sans aucune altération.
Depuis l’arrivée des moyens dits modernes de communication (radio, télévision, supports audios divers, internet…), nos enfants sont privés, (et même, dans beaucoup de crèches et d’écoles primaires, interdits) de ces apprentissages ancestraux. Comment s’étonner qu’ils éprouvent par la suite d’immenses difficultés (allant pour certains jusqu’à une impossibilité maladive) à mémoriser correctement une leçon ? Certains auteurs résument ce fait ainsi : « plus on communique, moins on transmet ». (2)
J’exagère ? Faites l’expérience vous-même : remplacez la jeune tante qui chante et répète à ses neveux et nièces par le DVD … et observez.

(1) Voir (entre autres) « Les choses qui se donnent » – Louis Lebourdais – éditions cénomane – page 87 et suivantes
(2) Voir à ce sujet par exemple « la TV-Lobotomie : la vérité scientifique sur les effets de la télévision » de Michel Desmurget
- L’inconnu - Max Milo éditeur



Une question ; deux réponses ; deux remarques.

« Mais nous n’avons absolument pas le temps de faire comme avant » !
Voire !
Deux réponses à cette objection très souvent entendue, et qui « de nos jours » peut paraître pertinente.
A - le confort moderne (notamment l’équipement électroménager) était initialement destiné à épargner de la peine aux familles et leur permettre d’utiliser le temps ainsi préservé à d’autres activités …
B - le temps apparemment perdu pour « apprendre à apprendre » aux très jeunes enfants, s’il peut éviter les échecs et les difficultés scolaires trop souvent enregistrés dans la suite de la scolarité s’apparente plus à un investissement qu’à une perte sèche.


Puis deux remarques :
C - ce temps passé avec les très jeunes enfants est loin d’être désagréable, et ne se représentera plus jamais (en tous cas dans ces conditions)
D - pour ceux qui auront la curiosité de la lire, le site du Cours (3) propose avec l’aimable autorisation du rédacteur en chef de la revue « le Cep » (4) une étude très érudite sur la transmission par l’oral : « La fiabilité de la tradition de style global-oral à la source de la Bible », parue en pages 64-88 du numéro 66 (janvier 2014) de cette revue.

(3) [CEP-JANV-2014-BEAUPERIN-P-64-88.pdf] 
(4) Centre d’Étude et de Prospective sur la Science –CEP– Bât. 5 - 41 rue Patenôtre - 78 120 RAMBOUILLET



À haute et intelligible voix !

Et une proposition qui pourrait se résumer à ceci :
« encouragez vos enfants à s’exprimer à haute voix lorsqu’ils commencent à apprendre avec vous » !
Favorisez l’apprentissage des leçons « à haute et intelligible voix », et pas seulement au moment de la réciter ! C’est particulièrement important, notamment pendant une grande partie du primaire, même si cela peut parfois sembler gêner la quiétude des lieux et la concentration des autres. Lorsque j’étais en classe de primaire, chacun des deux instituteurs enseignait à trois niveaux différents dans la même salle de classe : à eux la gestion du temps, du volume sonore, des activités, de la discipline… Aux élèves à suivre : l’entraînement à travailler en calcul mental alors qu’une autre partie des élèves étaient par exemple en dictée ne semblait pas alors un exercice extraordinaire : cela a même probablement initié et amélioré une aptitude très prisée dans nombre de métiers et que l’on appelle la « dissociation de l’attention ».
Car nous sommes tous bien d’accord sur le fait qu’il faut parler pour échanger, pour apprendre, pour penser même ! Le fait d’avoir initialement appris en parlant, en répétant, en récitant, facilite par la suite, l’apprentissage « silencieux » ; et cela ne veut alors pas dire « inerte », mais bien plutôt actif, en faisant « résonner les mots et les concepts dans sa tête », comme si on lisait à haute voix. Il faut que l’enfant prenne l’habitude de « faire parler son cours », pour qu’il le reçoive comme s’il lui était donné de vive voix. Rappelons ici que l’Église fait obligation à ses clercs de lire quotidiennement leur bréviaire en labialisant leur lecture (i.e. prononcer les mots sans bruit) : ce que l’on retrouve dans nombre de salles d’étude, où malgré le nombre d’élèves présents qui apprennent leurs leçons « à haute voix dans leur tête », le silence reste impressionnant !
Si je veux savoir ce que pense une personne, il faut qu’elle l’exprime, par la parole souvent. Un enfant ne sait pas lire : ce qu’il retient, c’est ce que ses parents lui disent et lui répètent. Lorsqu’il se trouve seul devant un support de cours, la « feuille ou le livre ne lui parle » que dans la mesure où sa lecture est sensible à son esprit. Il ne peut faire résonner les mots dans sa tête que s’il les « entend ». Question d’habitude ou d’entraînement : même lorsqu’il sera plus âgé, si sa lecture n’est pas silencieuse ou inerte, il pourra les « entendre » sans les prononcer.
S’il n’a pas pris cette habitude, le risque est grand de le trouver passif, attendant tout de l’adulte qui l’aide ; puis poussif, et bientôt dépassé …

Applications pratiques ?

Les fichiers audios enregistrés sur les clefs USB livrés avec les supports de cours de langue vivante sont certes destinés à faciliter la compréhension orale des textes de langue par les élèves du collège et du lycée. Mais aussi à permettre à l’adulte de comparer la prononciation de l’élève avec celle enregistrée par « la voix » anglaise, allemande, espagnole ou italienne qui s’est donné la peine d’enregistrer tous ces textes dans la langue de son pays. À condition de prendre le temps d’écouter la restitution de l’élève …

Et puis si nous apprenons à nos enfants à écouter, à parler, à s’exprimer, il y a fort à parier qu’ils sauront, une fois devenus adultes, ne pas rester silencieux ou passifs au sein de cette majorité-là !

Peut-être avez-vous déjà reçu dans l’un ou l’autre des retours de copies de vos enfants, des cartes de visite du Cours ? Il m’a semblé que cela pourrait vous être utile, lorsque vous parlez de « l’école de vos enfants », pour compléter les renseignements donnés de vive voix. Et, par l’efficacité du bouche à oreille, en brisant là aussi le mur du silence par une transmission orale, informer ainsi autour de vous les familles qui peut-être recherchent une solution adaptée pour leurs propres enfants …

Il faut absolument vous signaler ici l’important dossier que la revue CIVITAS (5) présente dans son dernier numéro (N° 52 - juin 2014) sous le titre :
« L’instruction à domicile, une liberté à défendre »,
et dont voici le sommaire : introduction (Civitas) – du rôle premier de la famille dans l’éducation et l’instruction (F. Legrier) – le cours par correspondance : impasse ou alternative intéressante ? (M. Bur) – entretien avec des parents ayant adopté l’instruction à domicile (Civitas) – Synthèse critique sur les arguments contre l’instruction à domicile (Civitas). Sous différents angles de vue, il regroupe un ensemble d’arguments qui sont particulièrement intéressants à avoir en mémoire lorsqu’il faut parler des choix d’éducation.

(5) Institut Civitas - 17 rue des chasseurs - 95100 Argenteuil –Tél : 01 34 11 16 94 – adresse courriel : secretariat @civitas-institut.com – 
site d’information :www.civitas-institut.comhttp://www.civitas-institut.com/content/view/1168/1/

Journée des familles.

Le 12 avril à La Peyratte, il y avait moins de parents, mais plus d’élèves que l’an passé. Ceux-ci ont pu constater qu’il n’était pas facile de travailler en temps contraint. Ceux-là, venus pour certains de Suisse et de Belgique, ont profité de la journée pour échanger leurs expériences et poser toutes les questions qu’on ne songe pas toujours à poser par écrit, au téléphone ou par courriel aux différents membres présents de l’équipe du Cours. De quoi donner envie de revenir l’an prochain, malgré les difficultés et l’éloignement.



Perspectives .

La révision des supports de cours se poursuit à bon rythme désormais, grâce à l’engagement plus soutenu de plusieurs bénévoles : les supports de cours de langue (classique et vivante) ont bénéficié en priorité de cet effort, pour les mettre au diapason des enregistrements rénovés, désormais distribués sous forme de fichier MP3 sur des clefs USB.

Avec la préparation de supports cohérents pour la classe de 12°, l’élaboration des supports d’anglais pour les classes de 07° et de 08° a dû être retardée : ces projets devront attendre quelques mois de plus pour arriver à maturation.

En revanche, les supports papiers et audios d’italien pour la classe de 04° ont déjà été mis en service cette année : et ceux de la classe de 03° sont déjà en bonne voie.

Autre bonne nouvelle : depuis plusieurs mois, les supports de cours d’histoire et de géographie sont systématiquement repris, et relus. Une partie « exercices » importante y est jointe, qui consiste dans des « Questionnaires d’Auto-Évaluation » sous forme de QCM, dont les corrigés sont proposés dans les supports « parents ». Les supports de la classe de 06° sont quasi terminés, et ceux de la classe de 05° bien avancés. Ces QAE sont de mon point de vue destinés autant à consolider les connaissances toutes récentes des élèves qu’à rafraîchir (peut-être de manière ludique) celles des « anciens élèves ».

Afin d’être en mesure d’accélérer ces révisions des supports, le Cours recherche des personnes aptes à passer les fichiers existants (notamment en mathématiques et sciences physiques), vers un logiciel plus fiable. Cela nécessite quelques connaissances basiques en bureautique, un ordinateur pas trop ancien, et quelques heures libres par semaine.

Anticipation.

L’expérience des années précédentes montre que les réinscriptions faites avant la fin de l’année permettent de débuter l’année suivante dans de bonnes conditions (supports de cours arrivés à temps, préparation matérielle et intellectuelle dans les temps libres des vacances, premières copies expédiées sans attendre…). N’hésitez pas à contacter le secrétariat pour confirmer une décision d’inscription ou de départ : vous trouverez avec cette lettre des formulaires de pré-inscription pour vos enfants, ainsi que les tarifs actualisés. Vous pouvez aussi, comme beaucoup d'autres familles, nouvelles et anciennes, aller consulter les pages du site !

Les appréciations et les moyennes annuelles seront établies comme l'an passé au fur et à mesure de l'arrivée des corrections de la dernière semaine de travail, et au plus tard entre le 15 et le 20 juillet, (sauf pour les familles qui ont opté pour un rythme de travail adapté). Restent d'ici là quelques semaines à mettre bien à profit pour travailler sans faiblesse.

Le nombre de candidats aux examens d’état est en progression régulière : souhaitons-leur de réussir avec autant de courage, de prudence et d’honneur catholiques que leurs anciens. Le nombre des familles contrôlées par les services étatiques depuis le début de l’année progresse lui aussi : est-il utile de rappeler que la prière à ces intentions est très efficace ?

À ceux qui ont prévu ou qui pourront bénéficier de quelques jours ou de quelques semaines de repos il faut souhaiter de bonnes, de saintes et de saines vacances, bien amicalement, en union de prière.


 COURS PRIVÉ par correspondance CEFOP - SAINT DOMINIQUE SAVIO ET SAINTE MARIA GORETTI
Siège : Les Guillots- 18 260 VILLEGENON

Direction :
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