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Octobre 2018 : Différence entre versions

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ce mercredi 11 octobre 2018

fête de la Maternité divine de la Sainte Vierge

« Le progrès, qui aide l’homme, émousse sa valeur. »

Bien que l’automne ait – cette année – beaucoup tardé à repousser les chaleurs estivales, ces premières semaines de travail ont depuis la rentrée, apporté leur lot quotidien de copies vers le secrétariat, témoins des efforts, du labeur et des avancées scolaires de vos enfants. Les bonnes habitudes et les bons réflexes reviennent ou se mettent en place, qui permettent d’éviter désordres et perte de temps.

Notez que l’expression « avancées scolaires » a ici été préférée au terme « progrès », afin de ne pas troubler la claire compréhension de l’aphorisme cité en tête de cette lettre, qu’il convient de replacer dans son contexte pour en bien saisir le sens et la portée.

« Où suis-je ? Quelle route dois-je faire ?

Tel est le problème de la navigation. L’homme a mis quarante siècles pour le résoudre. La civilisation a suivi, lentement. Car elle vient de la mer. C’est par la mer que […l’on] a rayonné sur le globe.

A l’époque où le problème a été résolu, je veux dire vers 1770, les mers ténébreuses avaient déjà livré presque tous leurs secrets à des marins sans peur. Des marins comme on n’en fait plus. Réfléchissons. Lorsqu’il s’agissait de découvrir des terres on pouvait naviguer à l’aventure. La terrible difficulté était d’y retourner. Les grands navigateurs d’autrefois savaient la vaincre. Leur sens marin les guidait, mille fois plus aigu que celui des meilleurs marins d’aujourd’hui.

Le progrès, qui aide l’homme, émousse sa valeur.

Les gens des galères étaient mille fois plus marins que ceux des voiliers. Ceux des voiliers étaient cent mille fois plus marins que ceux des vapeurs… »

Quel lien serait à établir entre cette citation et les études de nos enfants ?

Peut-être ces « souvenirs » parus en librairie l’an passé, pourront-ils l’éclairer ?

p. 330 « …La poésie est la fleur de la langue, éblouissante, poignante, forte et légère. On la goûte mieux quand on a fait l’effort de la connaître, quand on a subi les contraintes qui la construisent. Elle est d’abord orale, comme le fut longtemps notre civilisation. Nous n’aurons peut-être été qu’une parenthèse ; on pouvait facilement vivre sans savoir lire ni écrire du temps de mes grands-mères et j’ai l’impression que ce sera le cas de mes arrière-petits-enfants.

p. 331 Le « par cœur » a tenu une grande place dans mon éducation intellectuelle, elle tenait la première dans la génération qui m’a précédé, on connaissait des chants entiers de l’Énéide. On se transmettait l’histoire des familles de vive voix. La génération qui dispose de wiki sur son portable ne s’embarrasse d’aucun bagage de savoir, se dispense de l’effort. Celui qui tape sur un clavier ne forme pas ses lettres, c’est pénible. Déjà mon écriture est laide par rapport à celle de mes parents, pas facile à lire : les écoliers d’aujourd’hui seront vite illisibles, ils ignorent le plein et le délié.

L’effort est l’une des conditions de la qualité. C’est une ascèse où entrent la volonté, les privations, les souffrances ; la performance va dépendre des efforts pourtant pas toujours couronnés de succès, car il y a partout le don de la nature, les costauds et les souffreteux, les vifs, les bêtes. Mais par l’ascèse de l’effort, l’individu se sera élevé, si peu que ce soit, au-dessus de sa condition natale. J’en reste reconnaissant aux instituteurs de naguère. Et aux « Jèzes », qui pour encourager le goût de la poésie en jouant sur celui de la transgression dans une société réglée, permettaient que l’on cite des vers satiriques et irrévérencieux de Boileau. Ou La Fontaine, notre plus grand auteur sociologique, moraliste dans la plus belle et la plus déliée des langues, avec un sourire inimitable, castigat ridendo mores. Ses fables sont géniales… »

Voilà qui rejoint par un heureux raccourci, les notions puisées dans "Le bon travail" , que j’avais évoquées dans un précédent courrier : « le sens de l’effort, la privation, la loi d’unité. Trois notions auxquelles j’ajouterais volontiers le respect tel qu’il est présenté par l’Abbé Rigault. Comment en effet ne pas faire le lien avec ce qui devrait faire le quotidien d’un élève du Cours ? »

Un peu d’humour, en guise de conclusion.

Un jeune homme et sa sœur, discutant un soir avec leur maman, s’accordent ensemble à lui dire : « Maman, ne nous laisse jamais vivre dans un état végétatif, où l’on dépend de machines et de bouteilles. Si tu nous vois dans cette triste dépendance, de grâce, débranche les machines, écarte les bouteilles qui nous maintiendraient en cet état. Il est bien préférable de mourir ! ». Étonnée, la Maman n’hésite pas, et en guise de réponse, sans un mot superflu et sans plus attendre, sous leurs yeux incrédules, se lève prestement, débranche radio, télévision, lecteur CD-DVD, câble RJ45 de connexion internet, Playstation, Wii, téléphone fixe… Puis après avoir ramassé les flacons de maquillage et les bouteilles de bière et d’apéritif, récupère iPod, Iphone, Blackeberry… et passe le tout au vide-ordure avant de se rasseoir tranquillement pour terminer la discussion, brièvement interrompue…

Nous sommes là, typiquement, dans le jugement qu’il convient de porter, à la suite de Saint Ignace de Loyola, sur l’usage que nous faisons de tout ce qui est mis à notre portée sur terre : selon que cet usage nous rapproche « autant que…» ou nous éloigne « pas plus que… » de notre devoir d’état et finalement de notre salut éternel.

Enfin, voici quatre détails pratiques qui facilitent le bon déroulement des études :

  • Quelle que soit la nature de vos questions, interrogations, précisions…, n’hésitez pas à contacter le secrétariat, ou à aller chercher l’information dans les pages du site : http://coursprivecefop.org/index.php/Accueil ;
  • N’attendez pas d’envoyer les travaux de la semaine 10 pour demander au secrétariat de préparer l’expédition des supports de cours du deuxième trimestre. Il vaut mieux anticiper dès la fin de la semaine 7 ou 8, afin d’éviter d’avoir à attendre. L’envoi n’est pas automatique et dépend de votre demande.
  • De plus en plus d’enveloppes arrivent au secrétariat rabat ouvert et souvent vides … c’est très ennuyeux. Un petit morceau de scotch bien placé en sécurité sur toutes les enveloppes règlerait cette question.
  • Vous recevrez, dans les prochaines semaines, une fiche de liaison concernant chaque enfant : ce document est très utile aux correcteurs pour tâcher de tenir compte des difficultés et des contraintes auxquelles les élèves sont confrontés, et que vous seuls pouvez exposer.

Reste à nous souhaiter – à vous, aux collaborateurs du Cours et à vos enfants – le courage, l’intérêt et l’enthousiasme indispensables pour réaliser pleinement les desseins que la Providence réserve à chacun d’entre nous.

  • Paul Chack – Marins à la bataille, des origines au XVIII siècle –chapitre I – Les Précurseurs – Gerfaut - 2001 – ISBN 2-901196-92-6
  • LE BON TRAVAIL - Précédé de TESTAMENT DE L’INVENTEUR - Abbé Philbert Rigault - Éditions de Chiré - (ISBN 9 782851 902269)